En bref
Le maillot ticket de métro retire les poils des côtés et du haut du pubis et garde une fine bande verticale au centre. Plus couvrant qu’un intégral, il s’obtient à la cire en institut ou au rasoir à la maison. Une grande enquête américaine publiée en 2017 montre qu’un quart des personnes qui s’épilent le pubis se sont déjà blessées, et que le retrait total répété double environ ce risque.
La forme et sa place parmi les maillots, les techniques, ce que montre l’étude sur les blessures, la préparation de la peau, puis les soins après.
Une bande au centre, le reste dégagé
Le nom vient de la forme : une bande de poils étroite et verticale, comme un ancien ticket de transport, conservée au milieu du pubis. Les côtés, le haut et, selon la demande, le pourtour des grandes lèvres sont épilés.
Il se situe entre le maillot échancré, qui ne dégage que les bords, et l’intégral, qui retire tout. La largeur et la longueur de la bande se discutent avec l’esthéticienne ; un pochoir aide à tracer une forme régulière à la maison. Pour situer les autres formes, les différents maillots sont comparés un par un.
Dans les instituts, c’est la forme la plus demandée, selon une esthéticienne interrogée par Brut, même si le nom ne plaît pas à tout le monde.
Cire, rasoir ou laser
La technique décide du résultat, de sa durée et des irritations possibles :
| Technique | Résultat | Ce qu’elle demande |
|---|---|---|
| Cire en institut | Peau nette plusieurs semaines, bande au tracé précis | Des poils assez longs pour être saisis, une peau sans lésion |
| Rasoir à la maison | Rapide, mais repousse en quelques jours | Une lame neuve, une peau assouplie, des passages dans le sens du poil |
| Tondeuse | Raccourcit la bande sans la retirer | Un sabot pour garder la même longueur |
| Laser ou lumière pulsée | Réduction durable des côtés, bande laissée intacte | Plusieurs séances, poils foncés sur peau claire |
Pour le laser, le tracé de la bande se décide avant la première séance, puisque les poils traités ne repousseront pas ou peu. L’épilation laser à la maison a ses propres limites sur cette zone sensible.
Ce que montre l’étude sur les blessures
Une enquête nationale menée aux États-Unis auprès de 7 570 adultes, publiée en 2017 dans JAMA Dermatology, donne une mesure rare : 25,6 % des personnes qui s’épilent le pubis déclarent s’être déjà blessées, 27,1 % des femmes. Les coupures dominent, devant les brûlures et les éruptions cutanées.
Deux résultats intéressent directement le choix de la forme et de la technique. Les femmes qui avaient retiré tous leurs poils pubiens 11 fois ou plus avaient environ deux fois plus de risque de blessure que celles qui en gardaient une partie. Et chez les femmes, la cire réduisait les blessures à répétition par rapport aux lames manuelles.
Une coupure, une brûlure de cire ou une petite infection restent le plus souvent bénignes : dans l’étude, 1,4 % des blessures ont nécessité une consultation. Une rougeur qui s’étend, gonfle, chauffe ou s’accompagne de fièvre se montre quand même à un médecin.
Préparer la peau
La veille ou le jour même, on prépare la zone de la même façon, quelle que soit la technique :
- un gommage doux un ou deux jours avant, pour dégager les poils et limiter les poils incarnés ;
- une peau propre et sèche, sans crème ni huile pour la cire ;
- des poils assez longs pour la cire, raccourcis à la tondeuse avant un rasage ;
- pas d’épilation sur une peau irritée, coupée ou brûlée par le soleil.
Vos poils se pincent-ils facilement entre deux doigts ? C’est le repère le plus simple avant un rendez-vous à la cire.
La vidéo ci-dessous donne la parole à une esthéticienne sur son métier et les demandes de ses clientes, ticket de métro compris.
Après l’épilation
La peau épilée reste sensible pendant un jour ou deux. Des vêtements amples, une crème apaisante sans parfum, et pas de sport intense, de hammam ou de bain de soleil sur la zone dans les heures qui suivent limitent les irritations.
Les petits boutons rouges qui apparaissent quelques jours après sont souvent des poils incarnés : un gommage doux régulier, sans percer, aide la plupart du temps.
Ce qu’il faut retenir
Le ticket de métro garde une bande au centre du pubis et dégage le reste. À la cire, il dure plusieurs semaines ; au rasoir, quelques jours. Une enquête de 2017 associe le retrait total répété à un risque de blessure plus élevé et la cire à moins de blessures répétées chez les femmes. Peau préparée, gestes doux, et un médecin si une rougeur s’aggrave.
Sources
- Truesdale MD et al., « Prevalence of Pubic Hair Grooming-Related Injuries and Identification of High-Risk Individuals in the United States », JAMA Dermatology, novembre 2017
