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Épilation laser à la maison : ce que fait vraiment l’appareil, et ce qu’il faut vérifier avant le premier flash

Épilation laser à la maison : ce que fait vraiment l'appareil, et ce qu'il faut vérifier avant le premier flash

En bref

L’épilation laser à la maison passe presque toujours par un appareil à lumière pulsée, moins puissant qu’en cabinet, qui chauffe le pigment du poil pour abîmer le bulbe. Il agit sur des poils foncés et une peau claire. L’Anses recommande de voir un dermatologue avant de commencer, et de tester une petite zone au moins 30 minutes avant la première séance.

Ce qu’il y a vraiment dans l’appareil, puis les peaux et les poils sur lesquels il agit, les contre-indications, le test, les effets possibles et le temps avant de juger.

Laser ou lumière pulsée : ce qu’il y a dans l’appareil

La lumière pulsée, ou IPL, équipe la plupart des appareils vendus pour la maison sous le nom d’« épilation laser ». Elle émet un flash de lumière à plusieurs longueurs d’onde, là où un laser n’en émet qu’une.

Le principe reste le même : la mélanine, le pigment qui colore le poil, absorbe la lumière et la transforme en chaleur, qui abîme le bulbe. Les appareils domestiques délivrent moins d’énergie qu’un appareil professionnel : ils limitent le risque de brûlure, au prix d’un résultat plus lent.

Sur quelle peau et quels poils

Tout tient au contraste entre la couleur du poil et celle de la peau. Un poil sans pigment ne capte pas la lumière ; une peau riche en pigment la capte à la place du poil, et c’est elle qui chauffe.

Votre situationCe que peut faire la lumière pulsée
Peau claire, poils bruns ou noirsLa situation la plus favorable
Poils blonds, roux, blancs, duvetRien : pas assez de pigment dans le poil
Peau bronzée, ou autobronzant appliquéContre-indiqué jusqu’au retour à la couleur habituelle
Peau très foncée (phototypes V et VI)Contre-indiqué

Quelle est la couleur de vos poils sur la zone à épiler, et celle de votre peau à la fin de l’été ? La réponse à ces deux questions tranche avant tout achat.

Avant le premier flash : les contre-indications

L’Anses a dressé en 2021 la liste des situations où l’épilation à la lumière pulsée ne se pratique pas :

  • une maladie ou une anomalie de la peau : antécédent de cancer cutané, lupus, psoriasis, vitiligo, herpès sur la zone, grains de beauté nombreux ou atypiques, cicatrices chéloïdes ;
  • un traitement photosensibilisant ou un anticoagulant ;
  • un produit appliqué sur la zone, autobronzant et huiles essentielles compris ;
  • une exposition au soleil ou aux UV juste avant ou juste après la séance ;
  • un tatouage sur la zone, et les sourcils, trop près des yeux ;
  • la grossesse, l’allaitement ou un traitement hormonal qui modifie la pilosité ;
  • un âge inférieur à 15 ans.
Important

Pour les appareils domestiques, la recommandation officielle est une consultation chez un dermatologue avant toute série d’épilations, pour écarter une contre-indication qu’on ne voit pas soi-même, un grain de beauté atypique par exemple.

Le test, puis les séances

La première séance commence par un test : quelques flashs sur une petite surface de la zone, puis au moins 30 minutes d’attente pour vérifier qu’aucune réaction excessive n’apparaît. Le réglage suit la couleur de la peau le jour même, pas celle du mois dernier.

La lumière n’atteint que les poils en phase de croissance ; les autres « dorment » et repoussent plus tard, d’où les séances espacées indiquées par la notice. Pour le maillot, dont les découpes varient, les mêmes contre-indications s’appliquent, tatouage compris.

La vidéo ci-dessous, avec un dermatologue, explique ce mécanisme et ce qu’on peut attendre d’un appareil pour la maison.

Ce qui peut arriver

Utilisé comme prévu, l’appareil provoque souvent une sensation de brûlure passagère, parfois une rougeur ou une brûlure légère. Les taches qui durent sont plus rares : dans l’une des études retenues par l’agence en 2021, 10 % des personnes à peau mate, de phototype IV, gardaient une hyperpigmentation plus de 330 jours après la séance.

Petite zone test tracée sur le bas d'une jambe, avant une épilation à la lumière pulsée

Le risque le plus grave vient d’un mauvais usage : un flash dirigé vers l’œil peut léser la cornée, l’iris ou la rétine. Un appareil qui ne flashe qu’au contact de la peau limite ce risque ; les sourcils restent exclus. Une cloque, une brûlure qui s’étend ou une tache qui persiste se montrent à un médecin.

Juger après plusieurs séances

Un appareil à la maison affine et raréfie souvent les poils plus qu’il ne les supprime, et le résultat se juge après la série de séances prévue par la notice, pas après la première. Avant l’achat, deux vérifications : la couleur de vos poils et de votre peau, et l’avis d’un dermatologue.

Sources

  • Anses, « Risques associés aux épilateurs à lumière intense pulsée », avis du 10 juin 2021 et rapport d’expertise collective

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